Home ScienceBiologie évolutive Lézards des villes : Comment ils s’adaptent génétiquement à la vie urbaine !

Lézards des villes : Comment ils s’adaptent génétiquement à la vie urbaine !

by Jasmine

Les adaptations génétiques aident les lézards à prospérer dans les environnements urbains

Urbanisation : un défi pour la faune

L’urbanisation modifie radicalement les paysages, nuisant souvent à la faune locale. Cependant, certaines espèces possèdent des capacités remarquables pour s’adapter et prospérer dans ces environnements inconnus. L’une de ces espèces est l’anolis à crête de Porto Rico, un petit lézard que l’on trouve à la fois dans les forêts et les villes de Porto Rico.

Adaptations physiques chez les lézards urbains

Des études antérieures ont démontré que les lézards urbains présentent des différences physiques distinctes par rapport à leurs homologues vivant dans les forêts. Ces adaptations comprennent des coussinets d’orteils plus grands avec des écailles qui améliorent leur adhérence sur les surfaces lisses, et des membres plus longs qui facilitent une course plus rapide sur les zones ouvertes.

Base génétique des adaptations urbaines

Une étude récente publiée dans la prestigieuse revue Proceedings of the National Academy of Sciences se penche sur la base génétique de ces adaptations physiques. Les chercheurs ont examiné les génomes de 96 anolis à crête de Porto Rico provenant de trois villes et des forêts environnantes.

Leur analyse a révélé 33 gènes spécifiquement liés à l’urbanisation, notamment ceux impliqués dans le métabolisme et la fonction immunitaire. Une autre analyse a identifié 93 gènes chez les lézards urbains qui jouent un rôle crucial dans le développement des membres et de la peau.

Gènes liés au métabolisme et à la fonction immunitaire

Les gènes associés au métabolisme et à la fonction immunitaire chez les lézards urbains sont logiques compte tenu de leurs défis uniques. Des recherches antérieures indiquent que les lézards des villes connaissent des taux plus élevés de blessures, d’infections parasitaires et d’exposition à la nourriture humaine. Les adaptations dans ces domaines améliorent leur survie et leur résilience dans les environnements urbains.

Gènes liés au développement des membres et de la peau

Les gènes impliqués dans le développement des membres et de la peau fournissent une explication potentielle aux coussinets d’orteils plus collants et aux membres plus longs observés chez les anolis urbains. Ces adaptations leur permettent de se déplacer et de grimper efficacement dans les environnements urbains, où les surfaces verticales et les surfaces lisses sont courantes.

Compromis dans l’adaptation urbaine

Il est intéressant de noter que les chercheurs ont également découvert un ensemble de gènes liés à des maladies chez les humains et les souris qui impliquent des membres raccourcis et déformés. Cette découverte suggère que si certaines adaptations confèrent des avantages dans les environnements urbains, elles peuvent entraîner des inconvénients potentiels.

Implications pour la conservation

Comprendre comment les animaux réagissent à l’urbanisation peut éclairer les efforts de conservation. En identifiant les marqueurs génétiques associés à l’adaptation urbaine, les scientifiques peuvent être en mesure de prédire comment les populations réagiront à l’urbanisation à l’avenir. Ces connaissances peuvent guider les stratégies de conservation pour protéger et gérer les populations de faune urbaine.

Conclusion

L’étude sur les adaptations génétiques chez les anolis à crête urbains de Porto Rico fournit des informations précieuses sur la capacité remarquable de certaines espèces à prospérer dans des environnements modifiés par l’homme. Elle souligne l’interaction complexe entre la génétique et l’écologie dans la formation de l’adaptation urbaine et offre des pistes potentielles pour les efforts de conservation visant à sauvegarder la faune urbaine.

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